Sur les traces d’un déporté, jour 5

Aujourd’hui, nous terminons notre périple à Berlin.

Passage obligé par la porte de Brandebourg par laquelle passait le mur de Berlin qui servait de frontière pendant la Guerre froide entre Berlin Ouest et Berlin Est. Nous sommes donc aussi naturellement passés par Checkpoint Charly où l’on trouve aujourd’hui une reconstitution touristique du point de passage.

Nous nous sommes ensuite rendus au musée de la topographie de la terreur situé sur le site où l’on trouvait, pendant la guerre, la centrale de la terreur national-socialiste de 1933 à 1945 : la police secrète d’état Gestapo (ayant sa propre prison), le commandement SS, le service secret de la SS (SD) et le service général de la sécurité du Reich. A l’intérieur, au milieu des nombreux témoignages de barbarie, on peut voir la maquette de la ville telle qu’elle était du temps du régime nazi. A l’extérieur, on peut voir les derniers vestiges des caves utilisées par les services de la Gestapo ainsi que des restes du mur de Berlin.

Après la pause repas, nous nous sommes rendus sur les lieux de trois mémoriaux, construits le premier en hommage des juifs, le second pour les roms et les  tziganes, enfin le troisième pour les homosexuels, tous persécutés, déportés et finalement exécutés.

 

Sur les traces d’un déporté, jour 4

Aujourd’hui, nous sommes partis sur les pas des déportés qui ont subi les marches de la mort accompagnés d’Inès, notre gentille guide interprète. Bien entendu, il n’était pas question de parcourir les 200 km qui ont eu raison de nombre d’entre eux. Nous nous sommes donc arrêtés dans le bois de Below, étape importante dans le parcours, où nous avions rendez-vous avec Carmen et Gherd

Répartis en deux groupes, nous avons appris beaucoup sur la situation des déportés lors de cette marche, dont quelques photos subsistent aujourd’hui. Nous avons aussi pu voir grâce à des reconstitutions, les abris de fortune qu’ils ont pu construire à la avec les matériaux disponibles sur place dans la forêt, et surtout les nombreuses gravures faites dans l’écorce des arbres qui cicatrisent petit à petit.

Après le repas, nous nous sommes rendus au camp de femmes et d’enfants à Ravensbrück d’où, encore une fois, peu reviendront. Après la visite commentée du musée installé dans le bâtiment de la kommandantur, nous avons pu voir quelques vestiges, malgré le fait qu’aujourd’hui, le camp a été complètement nettoyé. Seuls, subsistent les fours crématoires qui, à partir de 1943, produiront quelques 9 tonnes de cendres noyées dans le lac adjacent pour effacer toute trace de barbarie.

Afin de rendre hommage à toutes ces victimes, nous avons jeté quelques roses dans le lac avant de reprendre la route pour l’auberge de jeunesse où nous avons débriefé la journée.

Sur les traces d’un déporté, jour 3

Après une nuit pour le moins inconfortable passée dans le bus, nous avons pu bénéficier d’un petit déjeuner très réparateur, et heureusement, car la journée a été très forte en émotions et relativement physique.

Nous avons commencé par la gare d’Oranienburg où les déportés étaient débarqués. Nous avons ensuite emprunté à pieds le même chemin qu’eux jusqu’au camp de Sachsenhausen. Sur place, nous avons d’abord fait le tour du bâtiment T où l’administration du camp logeait. Nous sommes également passés devant le casino où les soldats nazis s’amusaient, juste à côté de l’entrée du périmètre extérieur.
En fin de matinée, nous avons visité le bâtiment A qui permettait de surveiller l’intégralité du camp et d’où la mitrailleuse surplombait la place principale où les appels étaient effectués.

L’après midi, nous avons fait le tour du camp en passant par les baraquements conservés, la prison à l’intérieur du camp, l’infirmerie et la morgue associée, et le bâtiment Z, dont la lettre sans équivoque exprime la fin pour nombre de déportés, puisqu’abritant les fours crématoires.

Le bilan de cette journée s’exprime en quelques mots de la bouche des élèves lors du débriefing : inhumain, sadique, angoissant, tristesse, déstabilisant, impressionnant, barbarie, pas croyable, enfermement, injustice, horreur, peur, recueillement, déshumanisation, colère, découverte, froid, effrayant, horrible, émouvant, solidarité, choquant.

Les mots sont un peu plus forts que la veille, on comprend bien qu’ils commencent à mesurer la teneur de ce voyage pédagogique. Nul doute qu’ils reviendront plus grands de cette expérience.

Sur les traces d’un déporté, jour 2

Après une mise en route très efficace, nous sommes partis du Futuroscope à 7h30, comme prévu. La traversée de Paris s’est déroulée sans encombre, ce qui nous a laissé tout le temps nécessaire à la visite du mémorial de Compiègne.

Après quelques explications sur les fonctionnalités du camp pendant la guerre, dossier en main, nous avons pu arpenter les salles configurées dans les trois derniers bâtiments que compte désormais le lieu, en plus du bâtiment abritant le tunnel ayant offert la liberté à une centaine d’internés et de la réplique de la chapelle dans laquelle beaucoup d’entre eux ont pu chercher refuge.

De nombreux témoignages sous forme audio, vidéo ou manuscrite nous ont permis de mieux comprendre les conditions dans lesquelles les déportés sont arrivés de toute la France, des conditions dans lesquelles ils ont vécu dans le camp compte tenu de leur statut, et de l’angoisse qu’ils ont pu ressentir quand Radio Barbelé annonçait un départ pour l’Allemagne…

Sur les traces d’un déporté, jour 1

Etape 1: Nous sommes arrivés à 8h30 à Rochefort pour visiter la prison installée dans l’ancien arsenal, aujourd’hui converti en conservatoire de danse. Les élèves ont eu des explications sur Rochefort pendant la guerre et pu voir une cellule.

Etape 2 : A 11h, nous avons visité le bunker de La Rochelle. Les élèves ont complété un dossier qui leur a permis de récolter des informations sur l’histoire de La Rochelle pendant la guerre, notamment sur la base sous-marine.

Etape 3 : Après le pique-nique, nous avons pu rentrer dans l’hôpital psychiatrique de Lafond qui a servi de prison pendant la seconde guerre mondiale, dans les sous-sols de laquelle des résistants ont été torturés. 

Après s’être installés dans les chambres à l’hôtel à Poitiers, nous avons défriefé pour permettre de préciser certains points tout en laissant les élèves exprimer leur ressenti.