Sur les traces d’un déporté, jour 3

Sur les traces d’un déporté, jour 3

Après une nuit pour le moins inconfortable passée dans le bus, nous avons pu bénéficier d’un petit déjeuner très réparateur, et heureusement, car la journée a été très forte en émotions et relativement physique.

Nous avons commencé par la gare d’Oranienburg où les déportés étaient débarqués. Nous avons ensuite emprunté à pieds le même chemin qu’eux jusqu’au camp de Sachsenhausen. Sur place, nous avons d’abord fait le tour du bâtiment T où l’administration du camp logeait. Nous sommes également passés devant le casino où les soldats nazis s’amusaient, juste à côté de l’entrée du périmètre extérieur.
En fin de matinée, nous avons visité le bâtiment A qui permettait de surveiller l’intégralité du camp et d’où la mitrailleuse surplombait la place principale où les appels étaient effectués.

L’après midi, nous avons fait le tour du camp en passant par les baraquements conservés, la prison à l’intérieur du camp, l’infirmerie et la morgue associée, et le bâtiment Z, dont la lettre sans équivoque exprime la fin pour nombre de déportés, puisqu’abritant les fours crématoires.

Le bilan de cette journée s’exprime en quelques mots de la bouche des élèves lors du débriefing : inhumain, sadique, angoissant, tristesse, déstabilisant, impressionnant, barbarie, pas croyable, enfermement, injustice, horreur, peur, recueillement, déshumanisation, colère, découverte, froid, effrayant, horrible, émouvant, solidarité, choquant.

Les mots sont un peu plus forts que la veille, on comprend bien qu’ils commencent à mesurer la teneur de ce voyage pédagogique. Nul doute qu’ils reviendront plus grands de cette expérience.

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